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Rassemblement des Contribuables Français
Préface au programme du Rassemblement des Contribuables Français).
Chaque vendredi soir, et même parfois aussi le samedi soir, depuis mi-février et
jusqu’à la fin de 2001, j’ai parcouru notre beau pays et rencontré à chaque
diner/débat une grosse centaine d’amis (à Tours, à Montpellier,
à Toulouse, à Lille, à Nantes, à Bordeaux, à Angoulême,
à Besançon, à Rouen, à Biarritz, à Orléans, à Brest,
à Saint-Etienne, à Vannes, à Toulon, à Poitiers, à Caen,
à Pau...) et parfois même plusieurs centaines (à Nice, à Angers,
à Lyon, à Dijon, à Arras, à Marseille, à Metz, à
Rennes, à Bougival, à Paris-Bagnolet, à Grenoble...)... et
même plus de 1200 pour le grand dîner du 8 décembre 2001 ! Avec
la «campagne d’hiver 2002» (du 11 janvier au 18 avril, quatre repas/débat
chaque week-end), dans près de cinquante villes de toutes nos régions,
le succès s’est amplifié. Un peu partout en France, ils sont heureux
et un peu surpris de se voir si nombreux à partager les mêmes idées,
celles du bon sens. Les discussions se prolongent tard dans la nuit. Une chose est certaine
désormais : dans un horizon assez rapide, cette «France réelle» qui prend
conscience de sa force et de son poids va «arriver aux affaires». Rochefort avait écrit :
«il y a deux sortes de bergers parmi les pasteurs du peuple : ceux qui s’intéressent aux
gigots et ceux qui s’intéressent à la laine. Aucun ne s’intéresse aux moutons».
Cela va changer uniquement si ceux qui ont abandonné la politique à la caste des
énarques et autres fonctionnaires prennent conscience qu’il est grand temps de
reprendre leurs affaires en main et de virer les intendants malhonnêtes, comme
dans la parabole des talents citée par l’Evangile. On vous dira que c’est
impossible. Rien n’est plus faux. Rien n’est plus simple que de changer. Très vite,
on s’apercevra que conduire une voiture est plus aisé en marche avant qu’en marche arrière,
qu’effectuer une course sans avoir à porter un sac de cailloux de trente kilos
sur les épaules permet d’aller plus vite et plus loin et que, très simplement,
l’homme a été créé par Dieu pour marcher sur ses jambes et
non pas sur ses bras, cul par dessus tête, comme on dit dans ma campagne. Il
ne conviendra pas de réformer le système, mais d’en changer. Cela passera
par une modification immédiate de la façon dont on prélève
l’argent nécessaire à la charge publique. Aujourd’hui, les revenus sont
taxés à un taux maximum de 26% (prélèvements «sociaux» compris)
lorsqu’il s’agit de plus-values tirées d’investissements et de 64% (CSG et CRDS
incluses) lorsqu’il s’agit de revenus tirès du capital, de retraites ou du
travail. C’est injuste et contre productif. Cela incite les talents à déserter
la France, pour aller dans les pays de l’Union européenne où ils sont
moins taxés. Du coup, les recettes diminuent ou stagnent car l’impôt
dissuade ceux qui ont du talent de travailler davantage, car ce n’est plus pour eux
qu’ils effectuent un effort et qu’ils rentabilisent l’argent investi par la Nation
dans leur formation. L’impôt sur le revenu doit rester un impôt déclaratif
mais il doit être simplifié. Trois tranches suffisent. La première, de 5%,
sera prélevée à la source sur les salaires, dividendes, plus-values
et versée directement au Trésor par l’employeur, la caisse de retraite,
l’organisme versant une allocation ou le dépositaire du compte, cette première
tranche remplacera la CSG, injuste et illégale. Si l’Etat veut participer au financement
des comptes sociaux au titre de la solidarité, libre à lui, mais de manière transparente.
Le taux de 5% sera applicable jusqu’à 30 000 euros (197 000 francs environ). La
deuxième tranche sera de 15%. Elle touchera la part des revenus et plus-values
compris entre 197 000 et 656 000 francs (30 000 et 100 000 euros). Une troisième
tranche de 25% sera appliquée pour la part annuelle au delà de 100 000
euros. Tous les abattements, toutes les déductions actuelles seront supprimés.
Quelques exceptions seront faites à cette nouvelle règle. Chaque personne
pourra déduire de son revenu imposable 100% des salaires et charges sociales
versées à une ou plusieurs personnes employées à titre
individuel : ménage, garde d’enfants, jardin, travaux à domicile de tous ordres.
Une femme ou un homme formé (ée) aux frais de la Nation n’aura plus à renoncer
à travailler pour garder et élever ses enfants pour l’unique raison
d’une fiscalité idiote. Seront également déductibles les
pensions alimentaires versées et les salaires payés à des
personnes s’occupant de descendants ou ascendants. Si ses grands parents sont âgés,
le petit-fils avocat et fortuné pourra leur offrir une aide ménagère à
domicile en déduisant cette charge de ses revenus à lui, sans que cela
soit imputable sur les revenus de ses aïeux. Il s’agit ni plus ni moins de
reprendre le principe des entreprises et de leurs filiales.
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